lundi 22 avril 2013

Trail des Gypaètes 14/04

                                  Doucement, doucement....


Voilà en gros les maîtres mots de ce trail des Gypaètes.. en tout cas pour moi.. et dans les deux premiers tiers du parcours.
Je pourrais bien y ajouter chaleur, paysage, droit dans la pente mais la seule chose qui m'importe avant le départ c'est de ne pas partir trop vite  !! Surtout ne pas me cramer comme j'ai pu le faire sur mes deux courses précédentes..

Du coup, attention, mise en place d'une stratégie : je me colle à quelques mètres de Sandrine Prisse et fait confiance à sa gestion de course plus intelligente que la mienne. Sur ma dernière course j'ai fini presque en même temps qu'elle et je sais qu'elle connait bien le parcours pour avoir gagné les Gypaètes à plusieurs reprises..
Sur la ligne de départ et pendant la première ascension, je me force à rester à portée de vue..

Mais avant de détailler la course un petit profil :



28kms et 1900m+

Départ est donc donné à 9h :
 Un départ plutôt désagréable avec une jeep militaire US sensée ouvrir la route mais qui à bien du mal à dépasser le 10km/h...... On se retrouve donc tous dans les ruelles d'Anclade à essayer de doubler la jeep sous peine de respirer une bonne odeur de fuel.... hummmm..
Mais une fois la jeep doublée ça va mieux.

Rapidement le chemin s'élève et on passe sur une route forestière pour attaquer la première ascension du jour vers le pic du Jer à 920m.. Je garde un oeil sur mon repère Sandrine et la laisse me doubler pour essayer d'appréhender son rythme de départ. L'ascension se fait en petite foulée et je m'estime vers la 70ème place... Mais j'ai décidé de ne pas penser à mon classement ..;

Un petit passage droit dans la pente et nous voilà en haut du pic du Jer en 35mn.. Je sais que la descente est mon point fort alors je décide de prendre un peu la poudre d'escampette tout en me faisant plaisir sur les pistes de VTT.. 

Une petite traversée sur la route ou la chaleur commence à se faire sérieusement sentir mais je continue à m'économiser.. Avant d'attaquer la seconde montée, celle du Béout qui sur le papier sera le moment "détente" de la course.. avant d'attaquer le gros morceau, le Pibeste.

Pour être franc je n'ai pas de souvenir particulier de cette montée, tout concentré sur mes sensations que j'étais.. Je sais que j'ai été doucement et que je n'arrivais pas à mettre du rythme. Mais une fois en haut je me souviens surtout de la chaleur et des passages un peu technique sur la crête qui m'ont permis de lacher celui qui m'a tracter pendant la montée..
La descente permet de profiter d'un peu d'ombre et j'arrive à Segus en 1h45 pil poil.. 
j'suis caché tout au fond en blanc

J'ai chaud et je me verse un verre d'eau sur la tête ! Réaction immédiate... J'ai eu la respiration coupée nette, comme quand on fait son malin auprès des copains et qu'on se jette dans un lac à 2000m.
mais ça fait quand même du bien.
Et je repars à l'assaut du Pibeste ! Loic est 10' plus loin et va m'accompagner sur les 15 derniers kms du parcours.. cool..

En fait je pourrais dire qu'il m'a littéralement tracté pendant toute l'ascension.


la preuve !

J'ai eu beaucoup de mal pendant cette montée.. Je n'arrivais pas à trouver mon rythme et je me suis fait doubler par pas mal de coureurs. Je crois que c'était une erreur de ne pas prendre mes bâtons  j'ai décidé d'investir dans des bâtons 3 brins qui ne me gêneront pas en descente. C'est vrai que c'est une aide précieuse non pas pour la puissance mais surtout pour le rythme de marche.


J'suis pas bien  : ((

Avant la dernière partie de l'ascension droit dans la forêt on a un petit passage à découvert ou beaucoup de monde nous encourage. C'est vraiment sympa, on nous offre de l'eau pétillante et une poignée de fruits secs. Merci à eux..

Et finalement la bascule se fait.. pfou ! je reprends un peu du poil de la bête et je me dis que maintenant il faut y aller ! Loic me laisse partir, il sort d'une entorse à la cheville et est là pour se faire une sortie longue, pas pour se faire mal..
Je suis pas trop mal dans la descente, je rattrape tout ceux qui m'ont doublé dans la montée du Pibeste et relance dès que je peux.



Mais la fin est longue quand même.. je suis obligé de marcher dans les deux, trois coups de culs qu'il reste et j'ai vraiment très chaud.
On finit à deux en se relayant pour avancer encore et encore. 
Une fois dans Argeles, les enfants de mon collègue le rejoignent.. j'accélère un peu pour le laisser seul avec ses enfants sur les photos et finis en 3h42 à la 41ème place..

Finalement ce n'est pas si mal.. je suis surtout satisfait de ma gestion même si je sais qu'il va vraiment falloir que je progresse en montée..
Petit détail qui me chagrine quand même c'est que je n'ai absolument pas profité des paysages.. pas une seconde.. J'avais la tête dans le guidon... 
ça me conforte dans l'idée d'essayer de faire quelques parcours en rando trail, sans chrono.. Le premier sera le Sentier Cathare à l'Automne 2014.

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